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L’Aviron Bayonnais
en quête du bon rebond…
A deux points du premier reléguable les « ciel et blanc » de l’Aviron Bayonnais abattront vendredi soir sur leur pelouse fétiche de Jean Dauger, une carte importante en vue d’un maintien, devenu au fil des journée, l’ultime objectif des Basques. Pourtant lorsque l’on regarde, dans le détail, le parcours des Bayonnais dans le championnat, tout n’est pas négatif, loin de là. C’est même à se demander si l’Aviron est à sa vraie place dans ce Top 14 Orange. La question mérite d’être posée…
Satané ballon de rugby, à la forme particulière, qui rend son rebond capricieux et indécis. Impossible d’en établir une trajectoire préétablie ou d’en imposer une vérité gravée dans la pierre pendant des lustres. Des notions que tous connaissent et apprivoisent depuis la plus tendre enfance en passant par l’école de rugby et au fil des saisons mais sans jamais s’y habituer vraiment. C’est bien ces maudits rebonds qui ont entraîné l’Aviron dans une spirale infernale. Il y a d’abord eu le calendrier qui s’est dressé devant les « ciel et blanc » en leur imposant cinq déplacements en huit journées avec une rencontre inaugurale dans l’antre d’Aimé Giral encore dans l’euphorie d’un titre ramené en Catalogne après une disette d’un demi siècle. Défaits de huit petits points, les Basques tiennent la route dans leur stade Jean Dauger, poussé à 17 000 âmes basques lors de l’intersaison. Les trois réceptions sont avalées sans problème avec la bagatelle de 117 points inscrits. De quoi ravir Pottoka et ce stade toujours prêt à dresser les poils des néophytes entendant pour la première fois le « vino griego » repris en cœur par la peña baiona. Oui mais voilà, les déplacements ne réussissent pas si bien aux Basques qui accrochent pourtant par quatre fois le bonus défensif, lors de ce premier quart de championnat. Quelles conclusions en tirer ? C’est un peu l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Il y a la satisfaction d’avoir tenu à une portée de fusil Toulouse, le Racing ou Biarritz (à Anoéta), mais il y a surtout la déception d’avoir laissé filer des matches qui auraient pu basculer dans l’autre sens. Et c’est bien là le problème : ce satané rebond qui a toujours fui la trajectoire des Bayonnais. La faute aussi à un jeu au pied catastrophique qui a plombé le début de saison des Basques et laisser filer quelques feuilles de match qui manquent aujourd’hui dans l’escarcelle des « ciel et blanc ». Le doute s’est alors installé avant de se matérialiser lors du déplacement à Albi où les hommes de Richard Dourthe ont offert aux Tarnais leur première victoire de la saison. Un cadeau qui a fini de plonger l’Aviron dans une spirale négative qui coûtera sa place au staff sportif et installera les « ciel et blanc » aux dernières places du championnat. S’en suivent des mois difficiles et une série de huit défaites (dont quatre à Jean Dauger) en neuf matches, avec comme seule éclaircie une victoire sur Montauban à domicile.
Le chat est maigre en début d’année 2010, presque incompressible tant les qualités sont latentes dans l’effectif basque. Ni les solides piliers de l’Aviron (Blake, Avril, ou Iguiniz), ou même l’une des meilleure touche de France emmenée par le géant Linde, ni même les terribles finisseurs bayonnais qui caracolent en tête du classement ( Fall 7 essais, Gerber et Peyras : 6 essais) ne parviennent à faire pencher la balance du bon côté, le tout sous le regard hébété de l’indéfectible public des « ciel et blanc ». Le changement de staff sportif et la nomination de l’expérimenté Christian Gajan, venu au chevet de l’Aviron vont enfin apporter un peu de cohésion dans le jeu de l’Aviron. Des méthodes simples qui permettent de rapidement retrouver de la cohésion et du liant entre les lignes. Les résultats ne vont pas tarder à suivre, avec comme premice du renouveau basque, la victoire sur le voisin biarrot dans un derby qui aura eu le mérite de redonner le moral à tous les Bayonnais, en quittant la spirale de la défaite. La machine est de nouveau en route, avec encore quelques ratés, comme la réception du champion de France, mais Bayonne est désormais sur la bonne voie. Une voie qui l’éloigne de la relégation mais qui promet d’être encore tortueuse, d’ici à la fin de la saison. Sur la route, le prochain adversaire, s’appelle Clermont. Un obstacle que les « ciel et blanc » ont su éviter, lors des trois dernières saisons. Reste à savoir quel côté choisira le rebond cette fois ci…


