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Interview Raphael Chaume


« Ne jamais se reposer sur la confiance ! »


A 23 ans Raphael Chaume est la confirmation de ce début de saison. Le gaucher clermontois issu du centre de formation des « jaune et bleu » croque avec plaisir dans le temps de jeu qui lui est offert pour s’aguerrir et se confronter aux meilleurs spécialistes du circuit européen. Après Johnson à Toulouse, Hayman contre Toulon, il a tenu la baraque pour sa première titularisation en HCup face au Leinster. Pas de quoi le déstabiliser ou lui faire perdre son caractère « tranquille » ; lui sait que c’est à force de travail et d’une remise en question permanente qu’il construit sereinement sa progression… Interview


Coincé entre Noël et le premier de l’an, ce match face à Bayonne est-il particulier à préparer ?
Oui, car nous sortons de 5 jours de repos et il faut vite se remettre dans le bain et aborder cette rencontre avec beaucoup d’envie, de concentration et de détermination. Nous avons fait hier une séance de travail très intensive qui nous a tous remis les pieds sur terre. Nous savons que nous devons faire en 3 jours ce que nous faisons habituellement en une semaine, donc malgré la période, nous travaillons dur pour être performants face aux Bayonnais.

Sur la brèche depuis le début de saison, tu es désormais parfaitement intégré au groupe clermontois et à son rythme de travail comment  vis-tu cela ?

Je suis très heureux de ce début de saison. Je reste à ma place, sans me mettre plus de pression que cela. Je sais que je dois rester serein, tranquille et continuer à travailler si je veux que cela dure. C’est vrai que le rythme de travail est très différent de ce que j’ai pu connaître avant et que la fatigue est beaucoup plus présente quand les matches s’enchaînent. Il faut travailler plus et être beaucoup plus vigilent sur tous les détails que sont l’alimentation, le repos, la récupération…

La mêlée clermontoise a été assez impressionnante à Bordeaux comme elle l’a été face au Leinster et depuis le début de la saison, on sent cette volonté d’imposer sa puissance dans toutes les rencontres…
Certainement, je crois que le rugby passe par là. Maintenant, même si notre mêlée a été performante le week-end dernier, rien n’est jamais acquis dans ce domaine et nous devons à chaque fois nous remettre en question et travailler pour être à nouveau performants le week-end suivant.

Une réponse pleine d’humilité qui est souvent formulée par les piliers qui respectent beaucoup cette phase de jeu…
Mais c’est parce que c’est une réalité. La mêlée n’est pas une science exacte, c’est un affrontement. Dans un même match les rapports de domination peuvent s’inverser. Il ne faut jamais prendre trop confiance et jouer chaque mêlée comme si c’était la première. Nous travaillons beaucoup sur les vidéos, les positions, la technique lors de poussée, nos adversaires. A chaque affrontement, tout est remis en question et en mêlée le surplus de confiance est le pire des ennemis.



Cette semaine c’est Bayonne qui se présente au Michelin, une valeur sûre dans ce domaine…
Oui les Bayonnais sont toujours très forts dans ce secteur et nous avons remarqué qu’ils sont également en progression constante depuis le début de saison. Le dernier match face à Mont de Marsan en est la preuve, avec une mêlée ultra dominatrice. A nous de trouver les moyens de les contrer dans ce domaine qui est l’un de leurs points forts. Ce sera important de parvenir à obtenir de bons ballons sur notre conquête pour imposer notre jeu.

Ce match face à Bayonne ouvre une série de 3 réceptions très importantes pour l’avenir du club dans les deux compétitions…
Tous les matches sont importants depuis le début de la saison, mais c’est vrai que nous ne devons pas nous louper sur ces 3 matches à venir pour conserver nos ambitions dans les deux compétitions. Nous en sommes conscients et nous travaillons durement à l’entraînement pour réussir ce passage. Je crois que tout est mis en place et que nous avons l’effectif pour bien gérer cet enchaînement de matches. Il faut profiter des phases de récupération pour se régénérer, comme nous l’avons fait en début de semaine, et être prêts à tout donner lorsque nous sommes sur le terrain.

Tu fais partie d’une génération de joueurs issus du centre de formation de l’ASM. Qu’est ce qui fait, selon toi, la réussite de cette pépinière qui chaque saison est capable d’amener vers l’effectif professionnel des joueurs prêts pour le top niveau ?

Il y a dans le centre de formation une forte culture du travail et de la détermination. Tout est fait pour te montrer que ton objectif est possible à atteindre si tu es prêt à travailler dur et à aller te le gagner. Le centre de formation n’a rien à envier au niveau des infrastructures ou de l’encadrement à certains clubs de Pro D2 ou même de TOP 14. Les joueurs sont dans des conditions idéales pour progresser et saisir les opportunités si elles se présentent.

A 23 ans tu es encore tout jeune dans un poste que l’on dit à maturité tardive. Quelle est ta marge de progression ?
Je ne suis pas une exception loin de là, beaucoup de piliers de mon âge jouent déjà depuis longtemps dans le championnat de France. J’ai encore beaucoup de chose à apprendre et beaucoup de travail à effectuer pour progresser dans tous les secteurs. J’ai la chance d’être bien entouré, ici à Clermont et de pouvoir me construire progressivement. Je demande pas mal de conseils à Dato qui est un peu notre leader dans le secteur de la mêlée et je suis à l’écoute de tout le monde. L’ambiance dans le groupe permet de beaucoup échanger et la concurrence est vraiment saine, cela permet à tous d’être tirés vers le haut. Il y a beaucoup d’amitié entre nous et cela permet de travailler sereinement.

Ton pire et ton meilleur souvenir dans cette équipe, pour finir ?
Le pire était, sans hésiter, notre déplacement au LOU, l’an dernier à la même période. Nous avions fait match nul 6-6, un match à l’ancienne et j’avais vraiment souffert sur cette rencontre. Mon meilleur était également la saison dernière lors de notre déplacement à Toulon. C’était mon premier gros match, j’avais en face Carl Hayman, même si je n’avais joué qu’une vingtaine de minutes, elles restent bien en mémoire. J’espère maintenant qu’il y en aura des meilleurs encore dans les mois et années à venir…  

 


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