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Dopage : Contrôle inopiné à Clermont !


Dans le détail des contrôles…


Après l’annonce faite par l’AFLD, mercredi, révélant « que le Rugby était le sport, en France, le plus touché par le dopage », coïncidence du calendrier, un contrôle inopiné a été effectué, ce matin, à la fin de l’entraînement des « jaune et bleu ». L’occasion de rentrer dans le détail de ces contrôles ainsi que dans la prévention de dopage mise en place au sein du club…


Diligenté par l’IRB, un préleveur assermenté par AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) a fait irruption dans les locaux de l’ASM Clermont Auvergne pour réaliser un contrôle inopiné sur 4 joueurs choisis, au hasard, dans l’effectif clermontois. Une pratique devenue courante dans les clubs professionnels puisque c’est la quatrième fois depuis le début de saison que ce genre de contrôle est pratiqué au stade Marcel-Michelin. Jean-Noël Dalle, pour l’AFLD et à la demande de l’IRB, a ainsi réalisé des prélèvements d’urine et de sang sur les 4 joueurs clermontois qu’il transmettra sous scellé à l’AFLD.

4ème contrôle inopiné à Clermont cette saison !


 Il nous explique les différents contrôles réalisés dans le Rugby professionnel et le sport en général. « Nous avons comme mission d’effectuer des contrôles réguliers sur des échantillons de sportifs. Ceux-ci peuvent se faire lors des compétitions (NDLR : les « jaune et bleu » ont été contrôlés à deux reprises cette saison après les matches) ou lors des phases d’entraînement, comme c’est le cas aujourd’hui. Ces prélèvements peuvent être de différentes natures (urine, sang, cheveux, etc…) et sont réalisés à la demande de différents organismes. Dans le Rugby la FFR, La LNR et l’IRB sont les 3 organismes qui mandatent l’AFLD pour réaliser les contrôles. Plusieurs contrôles sont mis en place : le suivi longitudinal qui a pour but de tracer le profil biologique d’un sportif en réalisant une revue d’effectif étalée sur une saison ; les contrôles inopinés, et le suivi des « joueurs cibles ». Ces joueurs cibles sont « tirés au sort par les différents organismes FFR, LNR et IRB et représentent un panel de joueurs de premier plan. Ces joueurs doivent déclarer, systématiquement, leur localisation et peuvent être contrôlés à tout moment. »



« En plus de notre mission mandatée par l’AFLD, précise Mr Dalle, nous avons la possibilité, si nous estimons qu’un joueur présente un comportement inapproprié, de réaliser d’autorité un contrôle sur ce joueur. » « Notre mission est à la fois de contrôler mais aussi d’assurer un rôle préventif ». Un rôle préventif qui revient en premier lieu au médecin du club, Vincent Cavelier, qui connaît bien le sujet du dopage puisqu’il est un « expert auprès de l’AFLD » (un rôle qu’il ne peut tenir dans le Rugby puisqu’il est en charge d’une équipe mais qu’il tient dans les autres sports). « Dans les clubs, la prévention est importante et nous instaurons, très tôt, des règles claires. Les joueurs savent ici qu’ils ne doivent prendre aucun médicament ou complément alimentaire sans me prévenir et sans accord de ma part. Mon rôle est à la fois celui de conseil et de prévention. Chaque année la liste des produits interdits publiée au Journal Officiel évolue. C’est de ma responsabilité de me tenir au courant des modifications et de les appliquer, le cas échéant, dans notre club. » Des contrôles et une prévention qui aident les joueurs mais qui ne les déchargent pas de leur « responsabilité de sportif, ni de leur devoir de connaître la loi dans ce domaine. »

A l’ASM Clermont Auvergne « les joueurs sont informés des règles en vigueur dans le domaine du dopage », précise le directeur sportif, Jean-Marc Lhermet. « Nous les responsabilisons en leur faisant signer une charte anti-dopage, dès leur arrivée à Clermont. » « Nous avons également mis en place, depuis plusieurs saisons, un contrôle inopiné à notre propre initiative qui permet également de mesurer d’autres marqueurs, de fatigue notamment. » Une lutte anti-dopage prise très au sérieux dans les clubs professionnels « soucieux de préserver, selon Jean-Marc Lhermet l’intégrité physique des joueurs, de leur santé sur le long terme mais aussi de former des professionnels qui restent dans la règle et conserve l’éthique du sport de haut niveau. » Combattre le dopage est ainsi une volonté commune et partagée par le club qui se soumet depuis 1998 et le passage au professionnalisme à ces contrôles réguliers avec la satisfaction de n’avoir encore jamais eu le moindre cas de dopage avéré.


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