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Munster : Le combat dans les gènes


Le fighting spirit… comme une évidence !


Après avoir dominé le rugby européen au milieu des années 2000, le Munster a connu un trou d’air avant de retrouver, cette saison, toute sa superbe dans une compétition qu’ils ont remportée à deux reprises. Dans le sillage d’une génération montante qui, peu à peu, prend sa place dans la sélection irlandaise, le Munster s’est reconstruit. Pour cela, les hommes de Limerick s’en sont remis à leur arme de toujours : combat. Le « Fignting spirit » est de retour…


Le souvenir d’une armée rouge marchant sur ses adversaires à grands coups de pick and go et de balayages dévastateurs est encore bien présent dans les mémoires des habitants du sud de l’Irlande, où être supporter du Munster est une évidence dès la naissance. Les campagnes européennes victorieuses ont laissé les contrées allant de Cork à Limerick fiers de leurs joueurs et de leurs couleurs. Porter le maillot et brandir le drapeau du Munster dans un Thomond Park bercé par le sublime « Field of Athenry », est une expérience unique, un moment partagé par une « Red Army » composée de 25 000 supporters à chaque réception. Un portrait qui rappelle trait pour trait, la Yellow Army, dans son Auvergne et son Michelin. Le Munster a été, mais s’est probablement un peu perdu, ces dernières années à vouloir suivre le pas plus léger d’un Leinster porté vers un jeu de mouvement fait de vitesse et de libérations rapides. Lassés de vouloir suivre un chemin qui n’était culturellement pas le sien, les Munstermen se sont recentrés sur leur identité, leur patrimoine culturel et tant pis si le spectacle est moins beau, si les essais sont moins nombreux. Les ballons portés, le combat dantesque dans les zones d’affrontement, une défense féroce et l’occupation, un temps délaissés sont revenus au centre des préoccupations des hommes de Limerick. Adieu, les fioritures d’un jeu débridé, le défi est, de nouveau, la clé de voute du jeu du Munster. Un retour en arrière ? Peut-être…mais il faut savoir y reconnaître l’efficacité et le talent de ces joueurs éduqués à des affrontements qui se cantonnent au petit périmètre.  La science des rucks, des ballons portés, des charges au ras, la marque de fabrique du Munster remis au goût du jour par une nouvelle génération de jeunes joueurs qui profite de l’expérience de certains anciens toujours prêts à montrer l’exemple à 10 cm du sol lorsqu’il faut sortir le casque à pointes.  



Ainsi les Ryan, O’Mahony ou Murray, ont appris, après s’être nourris, du passé glorieux des légendes vivantes que sont O’Connell, O’Callaghan, Hayes (aujourd’hui retiré du paysage rugbystique européen), ou O’Gara pour arriver à maturité au point de devenir des titulaires indiscutables du XV du trèfle. Après 2 titres consécutifs pour la province voisine et rivale de la capitale dublinoise, la roue est de nouveau sur le Munster qui voit dans cette belle fenêtre européenne, la seule qui compte vraiment pour les Celtes, l’occasion de redorer un blason qui du vivre trois saisons dans l’ombre de sa rivale. Pour briller, le Munster sait qu’il doit s’appuyer sur son Fighting Spirit qu’il a su importer durant de nombreuses années au niveau de la sélection nationale. Pour les Redmen , un match n’est jamais perdu, et surtout pas sans combattre comme ont pu en faire les frais les Harlequins, archi favoris du dernier quart de finale joué dans leur Stoop, réduits à l’impuissance par les hommes de O’Connell aussi intransigeants défensivement que destructeurs dans les zones d’affrontement. Les Quins qui avaient inscrits 28 essais lors des phases qualificatives se sont retrouvés pressés et sans solution face à 15 Munstermen remontées comme des coucous et prêts combattre jusqu’au dernier souffle. Le souvenir du Munster victorieux des éditions 2006 et 2008 a aussitôt rejailli. Les mêmes armes : ballons portés, percussions autour des rucks et occupation le tout emmailloté dans une organisation défensive aussi imperméable qu’agressive, pour les mêmes effets, un étouffement progressif de son adversaire. Un match que les Bookmakers londoniens avaient donné sans sourciller aux Anglais sans se méfier que le Fighting Spirit était dans l’ADN d’un Munster qui ne s’avoue jamais vaincu.
 
Samedi sur la pelouse de la Mosson, les Bookmakers attribueront sensiblement la même côte aux protégés de la Red Army. Une raison de plus de se méfier de cette formation qui a mis l’Europe à ses pieds avec les armes que l’on connaît. Pour passer cette étape et continuer l’aventure, une seule certitude… Pour exister, Clermont devra avant tout rivaliser dans le combat que les coéquipiers de Paul O’Connell ne manqueront pas d’imposer… 


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