Interview

Denis Marchois « Nous sommes les petits, les tout-petits ! »

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Révélation de la saison dernière en Pro D2, le jeune seconde ligne formé au club, Denis Marchois, aborde cette rencontre face à Clermont avec la plus grande humilité. Dans la peau de l’outsider depuis le début de la saison, son club propose toutefois de belles choses et n’aura pas grand-chose à perdre en venant défier Clermont sur ses terres.

Vous venez successivement de battre, à Armandie, Toulon et Paris, après un début de championnat timide, vous voilà de plus en plus en confiance…
Nous avions besoin de ces résultats pour rester dans la compétition. Nous croyons en nos moyens et nous sommes fiers de ce que nous avons réalisé, maintenant nos déplacements restent très compliqués et celui qui se profile ne s’annonce pas vraiment plus simple que les autres.

Justement, sur les 14 points que vous comptez au classement, vous n’en avez ramené qu’un seul de l’extérieur que vous manque-t-il encore pour franchir ce cap ?
Franchement, je ne sais pas. Cela ne vient pas de la façon d’aborder les rencontres, nous y accordons la même importance et la même implication. Le constat est que nous ne sommes pas encore en mesure de tenir les rencontres, de calmer le jeu par moment, il nous manque probablement un peu d’expérience. Cela doit faire partie de l’apprentissage.

Il y aurait donc besoin d’un temps d’adaptation pour passer de la Pro D2 au Top 14…
Oui je pense, surtout au niveau de la maîtrise et la gestion. Tout va plus vite, plus fort. Il n’y a pas de droit à l’erreur chaque en-avant, chaque faute se paye cash. Les replacements sont plus nombreux et doivent être plus précis. Nous apprenons et nous essayons de le faire rapidement pour se mettre au niveau qui est demandé.

Y avait –il aussi une sorte de complexe d’infériorité qui se lève petit à petit au regard des performances que vous livrez ?
Non, je ne crois pas. Nous pensions et nous pensons toujours que nous avons face à nous 13 grosses équipes et que nous sommes les petits, les tout-petits. Nous avons conscience que rien ne sera cadeau dans ce championnat et que chacune de nos rencontres sera très compliquée. Notre marge de manœuvre est très étroite, il faut s’accrocher. Je crois que nous sommes dans le vrai, mais il n’est pas question de s’enflammer car nous avons remporté deux victoires. Nous savons d’où nous venons et nous resterons les tout-petits toute la saison. Cela ne veut pas dire que nous allons lâcher quoi que ce soit…

En bataille avec Oyonnax et Brive que vous recevrez lors de la prochaine journée comment abordez-vous cette rencontre à Clermont ?
La réception de Brive est dans trois semaines, nous aurons le temps d’y penser plus tard. En attendant, un gros test nous attend à Clermont. A nous de répondre présent face à une équipe qui produit énormément de jeu avec l’intensité que tout le monde connait.

Les Clermontois vont récupérer de nombreux joueurs de retour de sélection pour cette rencontre avec dans le collimateur la double confrontation face au Saracens. Est-ce le bon moment de venir défier cette équipe de l’ASM qui aura probablement sa seconde période à Oyonnax à se faire pardonner ?
Pour nous, il n’y a pas de bon moment pour venir jouer Clermont. Je ne pense pas que le calendrier change quoi que ce soit. Quel que soit l’effectif de Clermont, il sera supérieur au nôtre. Nous nous attendons à un match très difficile, il le sera peut être encore plus avec le retour des internationaux mais cela ne change pas grand-chose dans notre façon de l’aborder.

Tu vas jouer pour la première fois au Michelin, que représente ce stade à tes yeux ?
C’est un stade mythique, probablement l’un des plus beaux de France au niveau des infrastructures et du public. Nous nous y déplacerons avec énormément de respect et d’humilité. Il y a un mélange d’appréhension et d’excitation avant mon premier match sur cette pelouse. J’espère que nous serons capables de montrer de belles choses…et surtout que nous éviterons le ridicule !