Etienne Falgoux « Mon maillot des Barbarians a de grandes chances de finir encadré ! »

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Les Barbarians ne sont pas une sélection comme les autres. Depuis la fin des années 70 où ils furent créés par les légendaires vainqueurs du Grand Chelem 1977, ils perpétuent une tradition de jeu et d’état d’esprit qui en font une expérience unique à vivre pour tous les joueurs qui ont la chance de porter ce maillot aux trois teintes de Bleu. Face à la sélection des Tonga, samedi sur la pelouse du Matmut Stadium de Lyon, Etienne Falgoux, le gaucher clermontois en fera partie pour la première fois. 

 

 

Réunie en début de semaine dans la banlieue lyonnaise, la sélection des Barbarians retrouve le sourire après 3 ans d’une pause bien trop longue (dernier match déjà face au Tonga en novembre 2018 à Bordeaux). Etienne Falgoux, honorera samedi sa première sélection sous ce maillot mythique avec un bonheur qu’il a bien du mal à dissimuler. « C’est une opportunité de représenter une équipe française à l’international. C’est aussi un Rugby rafraichissant qui permet de découvrir des joueurs que l’on croise les week-ends et que l’on apprend à connaître à cette occasion ». Et c’est bien la philosophie des Barbarians de réunir des joueurs de diverses horizons sélectionnés pour leur talent autant que leur état d’esprit afin de construire en peu de temps une équipe capable de transmettre un héritage à travers une façon de jouer identitaire. « C’est vrai que c’est un état d’esprit particulier », reconnait Etienne. « Tout est une question d’équilibre. La semaine s’articule entre des entrainements mais aussi beaucoup de moments « hors Rugby » et presque hors du temps qui mêlent toutes les générations : les jeunes joueurs prometteurs, ceux qui ont déjà une certaine carrière et les fondateurs de cette institution comme Denis Charvet, Jean-Pierre Romeu, Laurent Pardo et d’autres qui nous rejoindront dans la semaine. »

 

« Les Barbarians : c’est un état d’esprit particulier ! » 

 

Même si les moments festifs qui ont participé à la légende des Barbarians restent au programme, le rugby n’est pas oublié, bien au contraire, car la sélection des Tonga promet une belle opposition comme le souligne Etienne. « Ce sont des joueurs qui connaissent très bien le championnat de France. Ils auront à cœur de s’y montrer et de proposer une opposition solide. Nous nous attendons donc à un match très costaud devant avec un engagement énorme. A nous de tenir cet enthousiasme et de mettre du mouvement. Être Barbarians c’est aussi être tourné vers un rugby offensif et spectaculaire afin de promouvoir notre sport. » Etienne ne manque pas de rappeler « son devoir » celui qui lui a probablement permis de faire partie de cette sélection où « l’homme est aussi important que le joueur » comme se plait à le rappeler Jean-Pierre Romeu, l’ouvreur légendaire et fondateur de cette institution en 1979 en compagnie de Jean-Pierre Rives, Jacques Fouroux et d’autres internationaux.

 

Avec les Barbarians, l’Histoire n’est pas un poids mais « une fierté de pouvoir perpétuer un héritage et d’incarner une certaine tradition » insiste Etienne. « C’est une très grande fierté d’être là. Cela faisait partie des objectifs de ma carrière alors quand j’ai été appelé, ce fut un grand honneur et j’espère bien tout faire pour être digne de ce maillot. »

Un maillot qui lui sera remis, samedi, dans un cérémonial particulier aux Barbarians probablement par un joueur légendaire du XV de France dont cette sélection regorge et dont il a déjà une idée précise de son avenir… « C’est ma première avec les Babaas, celui-là je le garde et il a de grandes chances de finir encadré ! »

 

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Crédit Photo : Aurélien DELANDHUY