Etienne Fourcade « il est forcément plus facile de s’intégrer dans un groupe de 7 que dans un groupe de 40 joueurs ! »

image description

Laissé à disposition par son ancien club le FC Grenoble, Etienne Fourcade a repris le chemin de l’entrainement avec ses nouveaux coéquipiers comme Sébastien Bezy, Cristian Ojovan ou Bastien Pourailly (en attendant qu’Adrien Pélissié, Peni Ravai et Kotaro Matsushima ne les rejoignent au début du mois de juillet). Une arrivée anticipée et une intégration accélérée pour le jeune et prometteur talonneur (23 ans) qui se tient prêt à relever un challenge sportif à la hauteur de ses ambitions. Interview …

 

Etienne, tu es là depuis quelques semaines, quelles sont tes premières impressions ? 
Je suis arrivé dans un contexte particulier puisque nous avons tout de suite été répartis en groupes de 6-7 joueurs. Je découvre petit à petit les infrastructures qui sont impressionnantes, tout est pensé pour le haut niveau : c’est génial. 

 

Même si cette reprise est différente, les petits groupes favorisent probablement l’intégration des nouveaux joueurs…
Oui, c’est vrai ! C’est forcément plus facile de s’intégrer dans un groupe de 7 que dans un groupe de 40. Si on veut chercher des bons côtés à cette reprise inhabituelle, l’intégration en fait partie. Cela dit, comme tout le monde j’ai désormais hâte que les groupes s’élargissent un peu et que l’on puisse tous se découvrir en jouant au Rugby.

 

Terminer une saison sans fin et basculer sur une autre qui n’a pas encore commencé, est-ce difficile de s’y retrouver ?
C’est en tout cas particulier. J’ai quitté mon club formateur où j’étais arrivé à l’âge de 18 ans, avec un peu de frustration puisque nous n’avons pas eu de fin. J’avais l’ambition d’aider le club jusqu’au bout afin de le ramener en TOP 14. Ce n’a pas été le cas (les Grenoblois étaient troisième à 10 points de Colomiers 1er à 7 journées de la fin du championnat), c’est décevant, maintenant il faut regarder devant et se projeter sur la saison prochaine avec Clermont. 

 

Justement, ce changement de club était une ambition ou une opportunité ?
Je ne sais pas. Il est certain que les deux clubs n’ont pas la même stabilité ou la même ambition. Après avoir passé de nombreuses saisons au FCG, j’avais envie de découvrir autre chose, de jouer dans un club plus ambitieux qui peut et veut rivaliser avec les meilleures équipes. Le contact était établi depuis quelques temps et Clermont l’a entretenu en continuant de montrer son intérêt. A moi de montrer sur le terrain et de rendre la confiance qu’ils ont mise en moi. 

 

200619-fourcade-2.jpg
 

Benjamin Kayser est parti il y a deux ans, John Ulugia et Mike Tadjer à la fin de cette saison, comment te places-tu dans la concurrence qui va s’établir avec Yohan (Beheregaray) et Adrien (Pélissié) ?
Ce n’est pas à moi de me placer dans cette concurrence mais aux coachs. Mon objectif sera d’abord de m’intégrer, de prendre du plaisir sur le terrain et de jouer un maximum. Je n’ai jamais joué sur la pelouse du Michelin mais forcément j’ai beaucoup entendu parler et vu l’ambiance qu’il peut y avoir dans ce stade : ça fait envie ! Je me rends déjà compte de ce que le Rugby représente pour cette ville. L’engouement est partout autour de l’ASM en Auvergne et ça donne forcément envie de se surpasser quand j’aurais l’opportunité de mettre ce maillot. 

 

Le style de jeu et le management ont-ils pesé dans ton choix de rejoindre le club ?

Oui bien sûr, je pars de Grenoble pour découvrir complètement autre chose. Le jeu que pratique l’ASM est parmi les plus attractifs du championnat. Faire partie de cela sera un gros challenge. En attendant, il nous reste encore de longues semaines avant de se projeter sur les matches. Le ballon commence à nous manquer un peu car ça fait plus de trois mois que nous ne l’avons pas vu. Pour l’instant, c’est plus de la préparation physique que du Rugby, j’espère que très vite nous pourrons retrouver une activité plus proche de celle à laquelle nous sommes habitués.

 

Pour finir, as-tu des affinités avec certains joueurs que tu as pu connaitre notamment dans les sélections de jeunes ?
Oui, je suis de la même génération que Judicaël et Damian avec qui j’ai joué dans les différentes sélections, sinon je ne connais pas grand monde mais je ne me fais pas de souci, tout va désormais aller très vite.