Les Clermontois sur la trace des Samouraïs

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Après une matinée consacrée à l’entrainement, les joueurs de l’ASM Clermont Auvergne ont pris la direction de la petite ville de Seki, célèbre pour ses fabriques de sabres. Après une visite du musée national, les « jaune et bleu » se sont rendus à l’une de ses dernières fabriques ancestrales pour découvrir cet artisanat et aussi s’exercer avec plus ou moins de talent au maniement de l’arme des Samouraïs. 

 

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Durant plus de 700 ans, les Samouraïs furent les serviteurs du Japon au service des seigneurs locaux. Ces guerriers qui avaient appris à ne pas avoir peur de la souffrance ou de la mort, obéissaient à un code d’honneur très strict et maniaient les armes avec une grande dextérité. Parmi-elles, le sabre était l’élément le plus symbolique, celui dont les Samouraïs ne se séparaient jamais. Lors de cette demi-journée de repos, les « jaune et bleu » ont remonté le temps pour comprendre l’importance de cette arme au Japon.

 

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La petite ville de Seki, distante d’une bonne demi-heure de route de Gifu fut l’une des plus prolifiques dans la fabrication des sabres dans la région centrale de l’archipel où elle est située. Près de 200 forges artisanales étaient alors sur le qui-vive pour fournir les Samouraïs de tout le pays (aujourd’hui seulement une petite dizaine de forge sont encore en activité pour le tourisme). Pour comprendre l’histoire du sabre, les hommes de Franck Azéma ont débuté leur après-midi au Musée National de Seki où sont exposés des spécimens parfois vieux de plus de 500 ans. Plusieurs sabres faisaient partie de la panoplie du Samouraï, le « Katana »,  le grand sabre de combat toujours porté à gauche du guerrier aussi tranchant sur le côté que pointu en son bout afin de couper ou transpercer, le « Wakizashi » un petit sabre qui ne quitte jamais le Samouraï (même quand il dort) et le « Tanto », un petit poignard d’assaut aussi utilisé lors des « Harakiri » (le suicide rituel des Samouraï par éventration). Après avoir compris l’utilité de cette arme qui faisait régner la loi dans le Japon Féodal et admiré de nombreux modèles exposés au musée, les Auvergnats ont pris la direction de la forge de Seki.

 

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Accueillis par une démonstration impressionnante de vitesse et de précision du maître des lieux qui a transformé en quelques secondes d’énormes tiges de bambou en allumettes, les « jaune et bleu » ont plongé dans la fabrication artisanale de ces armes de combat forgés en plusieurs mois pour les plus précieuses. Après une partie théorique, les Clermontois sont passés à la pratique en se relayant dans la forge pour taper l’alliage de métal tenu secret par les maîtres forgerons afin de rendre le sabre suffisamment résistant, léger et puissant.  Ils ont ensuite pu apprendre les premiers maniements de cette arme rituelle et symbolique du passé encore bien présente dans la culture japonaise.

Une belle découverte et un bon moment de partage pour le groupe clermontois qui devra lui aussi se montrer tranchant, samedi matin pour contenir les meilleurs joueurs de la Japan Top League qui devrait promettre un beau combat… sans arme celui-là.