Paroles d’expats au Japon

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C’est bien connu, des Auvergnats il y en a partout, au Japon, comme ailleurs… A Tokyo, c’est Nicolas Amblard, un natif de Châtelguyon et supporter de l’ASM depuis sa tendre enfance, qui nous a retrouvés dans le quartier de Takadanbaba, dans le sud de la mégalopole pour nous familiariser avec cette ville démesurée et préparer les supporters et les joueurs à l’accueil des Japonais durant cette compétition. 

 

Après quelques années dans le Marketing à Paris, Nicolas a décidé, après une première visite touristique de faire le grand saut en prenant la direction du Japon où il est installé depuis maintenant près d’un an, enseignant l’anglais et le français. Ce fervent supporter des « jaune et bleu » est tombé amoureux de cette culture et ces modes de vie que les tricolores et les supporters découvriront au fil de la compétition. « La gentillesse et le respect de gens sont des choses profondément ancrées dans la personnalité des japonais »lance-t-il en introduction. Et cela parfois même si le premier contact n’est pas facile. « Très peu de gens parlent anglais et je ne parle même pas du français. Le japonais étant une langue tellement difficile(3 alphabets avec parfois plusieurs milliers de signes) que les autres langues ne sont pas très développées. » Cela ne les empêche pas de se montrer d’une attention folle avec les touristes. « Et ce sera comme cela durant toute la compétition, partout sur le pays. Le Rugby n’est pas un sport phare ici, il est très loin derrière le base-ball, le football et bien sûr le judo que tous les enfants pratiquent à un moment de leur développement. Mais l’évènement approchant, ils sauront se mobiliser comme ils le font tout le temps. »De nombreuses affiches ornent déjà Tokyo, les produits dérivés ont envahis la ville et les joueurs des Brave Blossoms sont devenus les effigies des marques de thé vert, biscuits apéritifs, cartes téléphoniques et bien d’autres supports publicitaires… L’ambiance promet d’être folklorique … « particulière »reprend le jeune auvergnat « car le public japonais est assez éloigné de celui auquel nous avons l’habitude en France et en Europe. Ici, c’est le pays de l’organisation et cela se ressent jusque dans les tribunes des stades. C’est un peu comme une chorale militaire, il n’y a pas une note de travers, ils frappent des mains en cadence et personne n’est une demi-mesure en avance ou en retard. C’est bruyant mais organisé, c’est le Japon ! C’est aussi un pays où le passe-temps n’est pas une demi-mesure acceptée, soit on ne s’intéresse pas, soit cela devient une passion ».Évidemment seuls les passionnés seront dans le stade avec la tenue parfaite dictée par les lois d’un marketing sportif très implanté. 

 

Une troisième mi-temps en mode Karaoké ?

 

Les supporters qui auront la chance de venir au Pays du soleil levant pour ce Mondial devraient en prendre plein les yeux, mais pour les préparer au mieux, Nicolas leur donne quelques conseils. « Le monde dans les rues de Tokyo dans les quartiers Shinjuku et Shibuya peut être surprenant, voire oppressant. C’est la ville la plus peuplée de la planète en revanche aucun souci au niveau de la sécurité. Tokyo est l’une des capitales les plus sûres du monde à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Attention toutefois à ne pas trop s’éloigner des hôtels car les derniers métros sont autour de minuit et demi et les taxis deviennent très chers. La seule chose dont il faut se méfier et cela même si la nourriture japonaise est délicieuse, ce sont les spécialités de la mer… souvent très éloignées de nos habitudes gustatives. En revanche, ce qu’il faut tester : c’est le karaoké. Cela n’a rien à voir à ce qu’il peut exister en France, c’est vraiment un moyen sympa de bien finir une soirée.  Et que les supporters soient rassurés à Tokyo il y a de titres en anglais et parfois même en Français »… Alors, les troisièmes mi-temps tricolores basculeront-elles en Karaoké ? Réponse samedi soir… En attenant après le portrait idyllique dressé par Nicolas de la mégalopole japonais, on se demande bien s’il n’y a pas quelques petits bouts d’Auvergne qui lui manquent… « L’ASM bien sûr. Les chaines japonaises ne diffusent pas de rugby et le championnat se dispute au beau milieu de la nuit. Je regarde bien sur le site internet du club ainsi que les actualités de la Montagne, mais ce n’est pas pareil… Ah si, il y a une autre chose qui me manque… Le Fromage »,en bon auvergnat on ne se refait pas. 

 

 

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