Perpignan, « une place spéciale du rugby français »

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Les Clermontois savent très bien où ils mettront les pieds, samedi en début d’après-midi lors de cette onzième journée de Top 14 en retrouvant les Catalans de l’USAP dans leur stade Aimé-Giral où de rudes affrontements ont écrit l’histoire du rugby français. Conscients qu’ils devront répondre dans le combat, Jono Gibbes et ses hommes devront aussi maîtriser tous les ingrédients d’un déplacement solide pour espérer faire une grosse performance en Catalogne.   

Deux ans de Pro D2 n’ont pas suffi à sortir des mémoires les 120 ans d’Histoire des « sang et or ». Plus d’un siècle de combats, d’affrontements et d’engagement dont transpire toujours et encore le stade historique de l’USAP. « C’est une place spéciale dans le rugby français », apprécie le coach des Auvergnats. « Un stade qui véhicule une tradition et qui reste animé par un des publics les plus chauds de notre championnat ». Un beau « défi » pour Jono Gibbes qui sait que son équipe devra, pour réaliser une grosse performance sur la pelouse d’Aimé Giral, respecter quelques fondamentaux. « Nous devrons, avant tout, nous montrer disciplinés et faire en sorte de ne pas être impactés par l’influence du public. »  Être imperméables au contexte et rester dans son match, voilà le premier défi des « jaune et bleu » qui devront probablement contenir la furia catalane avant d’espérer mettre en place leur jeu. «  A l’extérieur, c’est toujours un peu la même chose, poursuit le coach, la discipline et la conquête sont très importantes. Nous aurons besoin d’être performants dans ces domaines mais également en défense où le défi sera présent dans toutes les zones de collision. » De l’efficacité et de la précision, voilà le leitmotiv des Auvergnats pour ce déplacement dans le sud où ils seront comme toujours chaudement accueillis. « Les Perpignanais jouent de façon très collective, ils ont quelques facteurs X mais leur identité s’est toujours construite sur la cohésion et la combat, ce sera un très gros test ». Alors que le Black Friday occupera ce dernier week-end de novembre, Jono Gibbes ne compte pas faire trop de cadeaux aux Catalans … « Il ne faudra rien donner. Ne rien laisser de facile aux joueurs de l’USAP. Nous devrons être irréprochables et Perpignan devra mériter chacun de ses points. Ils ont les arguments pour cela. Pour tenir ce match, nous ne devrons rien leur donner. »

Perpignan, un promu qui n’en a que le nom…

Pour des clubs comme l’USAP, l’étiquette de « promu » ne tient pas bien longtemps comme en sourit Cheikh Tiberghien. « Personne n’a jamais dit dans la semaine, on se déplace chez un promu. Ils ne sont certainement pas à prendre à la légère et nous ne le ferons pas. Il n’y a qu’à voir leurs résultats cette saison. Ils ont battu récemment la Rochelle et ont longtemps tenu tête aux Toulousains. Nous nous attendons à une rencontre très difficile, un gros combat. Aimé-Giral est une place très difficile à conquérir où nous devrons gérer une grosse pression et ne pas la subir. » Un déplacement forcément formateur pour un groupe qui souhaite reprendre sa route en avant après le succès face à Toulon. « C’est vrai que l’on souhaite tous démarrer ce nouveau bloc de 11 rencontres par une grosse performance, poursuit le jeune arrière du centre de formation, mais pour cela nous devrons répondre présent dès l’entame et durant les 80 minutes de combat que nous proposera l’USAP. » Privés de nombreux joueurs notamment au niveau des lignes arrière, Jono Gibbes préfère voir le verre à moitié plein au moment de démarrer un cycle qui conduira son équipe au mois de février. « Les absents ouvrent des opportunités pour les autres, c’est comme cela que je vois les choses. Le groupe a besoin que tous puissent s’exprimer sur les 11 semaines à venir. Aux joueurs qui seront sur du voyage à prendre leurs responsabilités et d’assumer leur rôle ». La pelouse d’Aimé-Giral sera ainsi un terrain d’expression parfait pour gauger l’engagement du groupe au moment de retrouver la compétition.