Rémy Grosso passe le Quizz décalé du confinement

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Durant le confinement, Remy occupe son temps entre sa passion pour le dessin, une toute nouvelle pour les « mots fléchés », et bien sûr, sa famille avec qui il multiplie les activités. Lucide sur la fin de saison et les difficultés liées à l’après, il nous donne son ressenti dans cette période où il tente de rester positif, comme toujours… 

 

Le joueur avec qui tu voudrais être confiné ?
Paul (Jedrasiak), je pense que nous nous serions bien amusés. Il a la passion du karaoké, il aime se déguiser… on est sur la même longueur d’onde. Nos soirées confinées auraient été sympas. 
 

Le joueur avec qui ce serait un enfer ?
Morgan (Parra), c’est un hyperactif, il a toujours plein de choses à faire, un agenda surchargé … il doit tourner en rond et je n’aurais pas aimé subir sa frustration (rires).
 

A ton avis le champion du confinement c’est qui ?
Raka, il doit être pépère, en famille, tranquille.

 

Le pire moment de la journée ? 
Quand il faut aller coucher les enfants. Nous essayons de leur faire garder un rythme mais ils ont beaucoup de mal à comprendre et faut souvent négocier de longues minutes pour arriver à nos fins. Sinon, franchement, tout se passe plutôt bien.  

 

Le meilleur ?
Durant le confinement, nous faisons beaucoup d’activités « famille ». Ma mère nous envoie régulièrement des petits défis à faire ; ça peut être des vidéos, des remakes de PUB, refaire des vieilles photos… ça nous fait passer de bons moments à 5.
 

Ton activité inavouable du confinement / ta nouvelle passion ? 
Je me suis découvert une passion, depuis le premier jour du confinement, pour les « mots fléchés ». C’est trop bien, je me vide la tête, j’apprends des nouveaux mots, j’adore. J’ai commencé à monter les niveaux de difficulté, je ne sais pas où je vais m’arrêter (rires).
 

L’école à la maison c’est comment ? 

C’est plutôt maman… Nous nous sommes organisés tous les matins avec un planning, un agenda, des horaires, des récrés… ils s’y tiennent bien. J’aide plutôt le petit avec les gommettes, les coloriages et l’après-midi nous organisons des activités pour tous. 

 

Ta série ? 
J’ai regardé d’œil la dernière saison de la Casa Del Papel, mais franchement j’étais déçu, trop gros, parfois même à la limite du comique…
 

Ta musique ?
Pas un titre en particulier mais j’ai une Playlist ancien RAP français un peu « Old School » qui tourne pas mal avec des artistes comme 113, Fonky Family, Oxmo Puccino…

 

Tu as multiplié ton temps de sieste par…
je ne pense pas que je l’ai multiplié mais c’est vrai que je ne rate pas une sieste, depuis longtemps, il me faut une vingtaine de minutes …comme un petit vieux : je fais mes mots fléchés et je vais à la sieste ! (Rires)

 

Ton plat ? 
Pizzas « maison » les petites adorent. On passe un bon moment à les préparer, les enfants à les manger… Nous, depuis quelques semaines on fait attention.

 

Ce qui te manque le plus ? 
Comme beaucoup, la vie en communauté, la relation sociale. Le fait d’arriver le matin au club, dire bonjour à tout le monde, boire un café avec les copains…

 

La prépa physique durant le confinement c’est ?
Au moins tous les deux jours, je fais les séances cardio, corde à sauter, musculation poids de corps, etc… J’ai aussi la chance d’habiter dans la plaine de la Limagne avec des champs partout autour, je pars donc faire mes séances de course là-bas. Je garde un rythme en faisant attention à ce que je mange et en continuant le gainage, pour l’instant tout va bien : la forme est très correcte.

 

Ton niveau d’anxiété / d’hypochondriaque ? 
Un peu en dent de scie. Ce n’est pas tant ma situation personnelle qui me tracasse mais parfois le soir, nous faisons la bêtise de mettre les chaines d’info et en voyant les chiffres, ce qui se passe dans le monde, le moral en prend un coup. Il y a encore beaucoup d’inconnues et beaucoup de gens qui galèrent autour de nous que ce soit au niveau de la santé ou de l’économie avec leurs entreprises. Le contexte est anxiogène et incertain et même si nous essayons de protéger nos enfants de cela, nous ne pouvons pas rester insensibles.

 

Le truc le plus débile que tu ais vu durant cette période ?
L’incivisme ! Voir les gens vivre comme si de rien était et ne pas respecter le confinement. J’ai bien conscience que c’est plus difficile pour certains que d’autres. Je suis exaspéré aussi par les gens qui disent « on ne nous dit pas tout » … Ah et je trouve aussi un autre truc bien débile : les phases finales en aout (rires) !  

 

Le truc le plus étrange que tu ais fait en cette période ?
Passer les journées en pyjamas et charentaises … ce n’est pas un truc que je fais habituellement. 
 

Un livre pour occuper tes journées ?
Je ne suis pas du genre à me poser trop longtemps avec un livre, je préfère dessiner, peindre.

 

Une application pour passer le temps…
Justement, Pro Create, une application de dessin pour Ipad… j’y passe ps mal de temps.

 

Ta tenue officielle du confinement ? 

Les Charentaises ne me quittent pas… j’y tiens beaucoup c’est Damien Chouly qui me les a offertes pour mes 30 ans…je les accompagne souvent d’un short et d’un tee-shirt de sport : ce n’est pas le Fashion Week durant le confirment !

 

Ton meilleur conseil pour le confinement ? 
Essayer de positiver, de profiter de ceux qui sont avec nous et de bien vivre ensemble. Essayer aussi de prendre régulièrement des nouvelles des autres. Je vois bien que durant cette période nous faisons plus de FaceTime avec la famille, les copains… c’est peut-être une des bonnes choses qu’il faudra garder pour après.
 

La sortie du confinement, tu la vois comment ? 
Longue et compliquée… En attendant le vaccin ou un traitement, il va falloir faire avec. Ce que j’espère c’est que ce virus ne nous aura pas changé au niveau de la relation humaine. A chaque fois que je mets un masque, je ne me sens pas vraiment à l’aise, il y a une forme de méfiance vis-à-vis des autres qui s’est installée. Nous les latins, nous avons l’habitude d’être tactiles d’aller vers les gens, d’échanger… je n’ai pas envie de garder mes distances avec les gens, de saluer à 3 mètres, d’être méfiant vis-à-vis de l’autre. J’ai peur qu’il faille des années pour que tout cela disparaisse.

 

Et pour le Rugby ?
Je ne saurais pas dire, nous sommes un sport tellement « proche ». Nous vivons à 50-60 toute l’année, nous faisons des mêlées, des contacts. Ce sera très difficile de garder un cadre sanitaire qui préserve la santé de tous. Forcément, il faudra trouver des solutions car la situation ne pourra pas rester éternellement en pause, mais cela s’annonce compliqué. D’un point de vue personnel c’est compliqué et décevant. J’étais déjà parti de Castres en milieu de saison, sans trop pouvoir dire au revoir à tout le monde… L’histoire se répète et c’est encore pire car je subis les choses à. C’est la fin de Clermont et peut être aussi la fin de carrière, c’est clair que je ne l’avais pas envisagé comme ça… Je ne suis pas le seul dans ce cas, et j’ai bien sûr une énorme pensée pour Dato, ce n’est pas juste. Je relativise… j’aurais préféré faire les choses comme il faut mais il faudra faire avec et pas garder cela trop longtemps en tête, la vie continuera derrière.