Un énorme investissement qui aurait mérité mieux

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Dominés par un jeu au pied d’occupation chirurgical de la paire Plisson-Dulin lors du premier acte, les hommes de Franck Azéma ont fait mieux que réagir lors du second en imposant un terrible pressing aux Rochelais qui ont plié sans rompre afin de tenir leur invincibilité à domicile. Les Auvergnats constants et solidaires auront fait douter les Maritimes tout au long d’une rencontre particulièrement stratégique et engagée. 

 

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La Rochelle (stade Marcel-Deflandre) temps doux, pelouse excellente, huis-clos. La Rochelle bat Clermont 19-10 (mi-temps : 3-19) Arbitrage de M.Ruiz

Clermont : un essai de Nanai-Williams (45e), une pénalité (7e) et une transformation de Lopez.

La Rochelle : un essai de Dulin (38e), 4 pénalités (8e, 20e, 30e, 32e) et une transformation de Plisson

Cartons Jaunes 

 

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Le jeu au pied d’occupation rochelais payant 

 

Cet essai (justement) refusé en tout début de rencontre après un ballon arraché par Alexandre Fischer et parfaitement exploité par les attaquants clermontois aurait pu faire douter les Rochelais dès le début de cette rencontre. Au lieu de cela, les locaux se sont appuyés sur leurs certitudes et un jeu au pied d’occupation parfaitement maîtrisé par la paire Plisson-Dulin qui a fait reculer le fond du terrain auvergnat pendant 40 minutes. Porté par le vent et une défense bien organisée, les Maritimes ont gagné la bataille stratégique de l’occupation avec beaucoup de pragmatisme. Et si l’ouvreur rochelais a raté sa première tentative, laissant le soin à Camille Lopez d’ouvrir la marque après une première offensive de ses hommes (7ème), cela n’a pas entamé sa confiance et encore moins sa précision. Pendant que les avants se livraient une rude bataille dans le milieu du terrain, l’ouvreur maritime concrétisait les temps forts des siens en enchainant 4 pénalités qui donnèrent 9 points d’avance aux locaux. Clermont sans démériter, butait sur l’épaisseur du paquet d’avants adverse où Skelton faisant de gros dégâts neutralisant les attaquants adverses en haut et multipliant les charges balle en mains. Bloqué dans sa moitié de terrain quelques minutes avant la pause, Clermont était une nouvelle fois sous pression lorsque Jules Plisson, toujours lui, adressa, sur un avantage habillement joué, un bijou de coup de pied en direction de son compère Brice Dulin qui n’avait plus qu’à aplatir un essai imparable. A la pause et avec l’appui du vent, la Rochelle semble avoir fait le break en tournant avec un avantage de 16 points.

 

De l’investissement pas récompensé 

 

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Dominés territorialement durant 40 minutes, Clermont va revoir sa stratégie et mettre à son tour plus de jeu au pied d’occupation. Très vite, les hommes de Franck Azéma investissent la moitié de terrain rochelaise et obligent les locaux à rendre les ballons. Tim Nanai-Williams va alors, sur l’un de ses nombreux ballons remontés, surprendre toute la défense adverse en s’offrant un slalom géant au milieu des joueurs rochelais pour un essai qui soulèvera probablement quelques critiques lors de la séance vidéo du début de semaine. L’organisation ébranlée sur cette énorme percée va pourtant très vite se remettre en ordre de marche dressant à nouveaux des barbelés que les Clermontois vont avoir toutes les peines du monde à franchir. Malgré tout leur engagement, à l’image d’Etienne Fourcade, Judicaël Cancoriet, Paul Jedrasiak ou Sébastien Vahaamahina de tous les combats ce soir, les Auvergnats manqueront un peu de puissance pour franchir le dernier obstacle que les Rochelais se feront un plaisir de mettre sur leur route tout au long de cette seconde période qui avait tout d’un bras de fer. Contraint à leur simple expression défensive, les locaux resteront muets et se contenteront de tenir leur ligne en chassant sous les coups de pied de Plisson qui n’avaient pour vocation à mettre de la pression sur ses adversaires mais bien à se dégager. La discipline, quasiment irréprochable des Maritimes, les sauvera d’une fin de match encore plus tendue puisque les hommes de Franck Azéma n’eurent guère l’occasion de scorer malgré une domination territoriale complètement inversée en deuxième période. Est-ce un manque de réalisme ou un avantage à la défense rochelaise qui privera les Auvergnats d’un point de bonus défensif qui aurait été tout sauf immérité ? Probablement un peu des deux, toujours est-il que les Clermontois ne se sont pas mentis et ont mis tout ce qu’ils avaient pour bousculer ces Rochelais qui ont su rester solides jusqu’au terme d’une rencontre où leur impeccable défense sur ballon porté leur aura permis de conserver un avantage acquis en première période. 

 

Ce match entre les deux équipes les plus en forme du championnat aura accouché non pas d’une souris mais d’une terrible bataille de mastodontes arbitrée par un jeu au pied d’occupation dont les Rochelais ont mieux su profiter lors du premier acte. Clermont n’aura jamais baissé les armes et tenté de faire plier les locaux tout au long de cette rencontre engagée et indécise. Face au pragmatisme rochelais, Clermont a affiché un enthousiasme débordant et de belles valeurs, il ne manque que quelques points pour les récompenser…  

 

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Pour l’ASM Clermont Auvergne :

1.Falgoux, 2.Fourcade, 3.Slimani, 4.Jedrasiak, 5.Vahaamahina, 6.Cancoriet, 7.Fischer, 8.Van Tonder, 9.Bézy, 10.Lopez (cap), 11.Nanai-Williams, 12.Betham, 13.Barraque, 14.Matsushima, 15.Tiberghien

Remplaçants : 16.Pélissié, 17.Beria, 18.Timani , 19.Lee, 20.Viallard, 21.Jennings, 22.Vili, 23.Falatea

 

Pour le Stade Rochelais :

1.Wardi, 2.Bourgarit, 3.Atonio, 4.Sazy (cap), 5.Skelton, 6.Bourdeau, 7.Liebenberg, 8.Gourdon , 9.Kerr-Barlow, 10.Plisson, 11.Leyds, 12.Aguillon, 13.Sinzelle, 14.Favre, 15.Dulin.

Remplaçants : 16.Uhila, 17.Aouf, 18.Timani, 19.Kieft, 20.Le Bail, 21.Alonso-Munoz, 22.Bertschy, 23.Herrera