Une décision qui a du mal à passer « C’est un scandale ! »

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Deux jours après la décision rendue par la commission de discipline condamnant l’ailier clermontois, Alivereti Raka, à 5 semaines de suspension après son plaquage dangereux face à Agen, le coach clermontois, Franck Azéma ne décolère pas. Extraits !

 

« Un scandale » voilà comment le directeur sportif de l’ASM perçoit le jugement rendu par la commission de discipline qui examinait, mercredi, le cas d’Alivereti Raka après la troisième journée de championnat disputée face à Agen. « Je ne remets pas en cause le manque de maîtrise sur la fin du geste mais il n’y a aucune intention de faire mal au contraire, il vient à une vitesse élevée pour plaquer et au moment où il touche le joueur, celui-ci s’affaisse (pris par ailleurs par un autre défenseur clermontois) ». Franck Azéma remet l’action dans le contexte « Alivereti arrive à 25- 30 km/h, on lui reproche sa maîtrise sur les derniers instants mais comment est-ce possible ? » Pour information, à cette vitesse le joueur parcourt entre 6 et 7 mètres par seconde, ce sont donc ces 2 ou 3 dixièmes de secondes qui lui sont reprochés ! Au-delà de ces aspects cinétiques, deux points gênent particulièrement le directeur sportif de l’ASM, l’incohérence des décisions et la crédibilité fragilisée des arbitres. 

 

« En début de saison, les arbitres sont venus nous alerter vis-à-vis de ces zones de plaquages et des exigences de World Rugby. Les règles ont été très bien appliquées sur la rencontre (après visionnage de l’action sous plusieurs angles et à plusieurs reprises) avec un arbitre professionnel qui explique sa décision et prend en compte le changement de position de l’adversaire, estimant en accord avec la règle que la sanction juste est un carton jaune… et puis un certain Pannel a priori au-dessus des règles de World Rugby estime que « l’arbitre s’est trompé », que le commissaire a vu quelque chose que l’arbitre n’a pas vu ! On déjuge l’arbitre en remettant en cause son jugement (ainsi que celui de ses assistants et de l’arbitre vidéo tous en accord). » 

Depuis le début de la saison, Franck Azéma a compté 18 passages devant la commission de discipline en Top 14 après carton rouge, pour des sanctions prononcées entre 1 et 3 matches de suspension (un seul cas à 5 matches pour Brive) « Il n’y a pas de cohérence d’une semaine sur l’autre. Tant mieux et Bravo si Toulouse ne prend qu’un match pour Arnold (action similaire), Neti (charge dangereuse plusieurs secondes après l’arrêt de l’action par le coup de sifflet de l’arbitre) et Tekori (pour un geste du coude qu’il mime en conférence de Presse) mais que tout le monde soit logé à la même enseigne. Pourquoi prenons-nous 5 matches sur une action pénalisée par l’arbitre en direct et après plusieurs visionnages d’un carton jaune ? Je ne comprends pas, c’est injuste et malhonnête ».

 

Pour finir Franck Azéma s’interroge sur les conditions de visionnage des matches par ces commissaires à la citation. « Quelles sont les conditions de son analyse ? Regarde-t-il le match seul chez lui, dans un bureau ? Est-ce qu’il est en train de manger ? Sur quel support regarde-t-il le match ? Un écran de 33cm ? Un écran de téléphone ?  Franchement, je n’en sais rien… » 

 

Le club fera appel de cette décision de la commission de discipline.