Solides vainqueurs d’une équipe fidjienne rugueuse, les Bleuets, menés par 4 Clermontois champions de France il y a quelques semaines, ont parfaitement entamé leur Coupe du Monde en s’imposant 45 à 15. Le gaucher Mathéo Frisach revient sur cette première rencontre qui a débutée avec une heure de retard.
Mathéo, c’est une bonne entrée en matière dans cette compétition.
Oui, c’est un bon début. Les Fidjiens ont voulu nous imposer un jeu très dur et nous sommes arrivés à répondre en nous appuyant sur nos systèmes et la construction de notre jeu. C’est toujours particulier de débuter une compétition, d’autant plus qu’il y avait pas mal d’incertitudes sur ce match qui a été décalé d’une heure en raison des orages. Nous sommes lancés, il reste désormais quatre matchs pour confirmer.
Les péripéties de ce match qui aurait pu être annulé, où vous êtes partis vous échauffer trois fois avant de pouvoir entrer sur la pelouse, vous ont-elles perturbés ?
Franchement, au début nous avons pensé que ce match ne se jouerait jamais. Il faisait un gros orage avec des précipitations incroyables, le match des néo-zélandais venait d’être arrêté 10 minutes avant la fin. Nous sommes restés soudés, Cedric est venu nous dire que c’était bon, nous avions tous très envie de débuter cette compétition. Après le discours de notre capitaine, il n’était pas difficile d’être dans ce match.
Il s’en suit une première mi-temps maîtrisée avec 4 essais d’avants qui viennent concrétiser une grosse domination territoriale et tactique. Tu es à la conclusion du premier, raconte-nous …
Oui, l’ensemble des avants a fait une grosse première période pour marquer territorialement et au score ces Fidjiens qui avaient de solides arguments. On savait que nous devions appuyer au niveau de la conquête (touche et mêlée) pour les marquer. C’est ce que nous avons fait. Je suis super content d’avoir été là pour le premier essai mais globalement c’est super bien d’être entré dans la compétition comme ça. En deuxième mi-temps, on lâche un peu avec le score acquis et des turnovers mais dans l’ensemble nous sommes contents de la manière dont nous entrons dans cette Coupe du Monde.
Les Fidjiens ont toutefois montré pas mal de résistance avec, comme vous pouviez vous y attendre, beaucoup de densité sur la ligne d’avantage.
Oui, exactement. Nous n’attendions que ça, qu’ils viennent nous cogner car c’est comme ça qu’ils jouent au Rugby en allant défier l’adversaire individuellement en attaque ou en défense. Ils ont de grosses individualités comme leur troisième ligne Turagacoke ou leur paire de centres avec leur capitaine Nauvasi qui nous a mis un peu le bouillon en fin de match. Nous avons répondu collectivement et désormais on regarde devant.
Mathéo, tu sors d’une grosse performance en mêlée face à un pilier particulièrement massif face auquel tu as su t’adapter et prendre le dessus.
Oui, on avait étudié avec Arnaud Héguy (coach de la mêlée des U20) leur mêlée toute la semaine. Nous savions que c’était une mêlée très lourde et nous sommes arrivés à les prendre. La pièce est tombée du bon côté, nous sommes contents.
Place désormais aux deux prochains matchs de poule avec l’Espagne et l’Australie.
Oui, c’est une compétition où si tu veux être champion du monde il faut tout gagner donc on ne se pose pas trop de questions. Nous sommes lancés, on va se concentrer sur l’Espagne jeudi prochain, on verra ensuite pour l’Australie et ce que nous réservera cette compétition.