Les Clermontois ont débuté hier leur troisième semaine de préparation avant de disputer dans un mois leur premier match officiel sur la pelouse du LOU Rugby, en ouverture du Top 14. Chaque semaine, ils ajoutent de nouvelles strates à un plan de jeu qui se doit d’être opérationnel dans quelques semaines avant d’être affiné lors des matchs de préparation…le tout en retrouvant le niveau de forme que le championnat exige. Frederic Charrier, nous explique le plan de marche.

Fred, comment prépare-t-on la reprise vers la compétition ? Est-ce comme un puzzle où chaque semaine vous venez ajouter de nouvelles pièces à ce que sera votre jeu ?

Oui complètement, nous avons ces trois semaines sans match où nous devons construire notre saison et notre jeu. Nous mettons des choses en place chaque jour et l’objectif est que nous soyons capables, vendredi en cette fin de semaine, de faire un match. Hier, par exemple, nous avons vu les lancements sur touche, ce matin ceux sur mêlées. Nous essayons de les intégrer désormais dans l’entrainement « volume » en se rapprochant au plus près de l’intensité des matchs. Hier, nous étions plutôt dans l’analytique en prenant le temps de se placer et que tous comprennent leur rôle sur le terrain. Chaque jour, nous avançons afin d’être prêts vendredi.

 

Comment juges-tu cette progression ?

Physiquement c’est difficile car nous sommes en phase de préparation, c’est normal. Maintenant, l’état d’esprit est très bon. Les gars ont envie d’avancer et de faire les choses bien, même s’ils sont dans le dur physiquement. Personne ne lâche et cela montre déjà de belles choses vis-à-vis de l’état d’esprit. Il manque encore beaucoup de joueurs, notamment devant, qui sont encore en congés après les sélections. Tous reviendront pour le stage à la Plagne, il faudra alors connecter tout le monde pour les matchs de préparation face à Paris et Toulon.

 

Le travail sous fatigue est aussi un révélateur intéressant de l’état d’esprit du groupe…

Oui vraiment, nous construisons les semaines pour cela aussi. C’est ce que nous leur demandons, nous alternons le rugby avec beaucoup d’intensité avec des courses, du jeu sans ballon, des passages au sol, des efforts ingrats pour aller chercher des choses profondes dans le collectif. La semaine dernière, sous fatigue, nous avions du mal à tenir le ballon, à être propres. Nous avons essayé de corriger cela aujourd’hui afin de passer un cap qui sera nécessaire pour le début du championnat.

 

On imagine que la chaleur ajoute encore un peu de difficulté dans cette accumulation d’efforts intenses.

Effectivement, il fait très lourd, cela n’arrange rien mais ça fait partie des préparations estivales. Vivement le stage à la Plagne !