La défaite face à l’UBB n’a pas fait bouger d’une ligne les intentions clermontoises pour cette première rencontre européenne. Le groupe avait choisi en début de saison de « jouer cette compétition à fond » elle reste dans ces principes et se prépare à affronter une équipe du Leinster, finaliste de 4 des 5 dernières saisons de Champions Cup.
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Et si cette première journée de Coupe d’Europe avancée de plus d’un mois par rapport aux années précédentes tombait bien pour les Auvergnats qui auront à cœur d’évacuer la défaite face à l’UBB ? « Nous avons hâte de commencer cette compétition au Michelin » confirme Anthime Hemery. « Si on continue à broyer du noir, nous n’allons jamais nous en sortir. On ne refera pas le match de Bordeaux, nous avons une opportunité de faire un gros match et de montrer une belle image face à l’une des meilleures équipes d’Europe. Nous avons l’occasion d’aller de l’avant, de relancer la machine, il faut la saisir. Je ne suis pas devin et je ne sais pas comment se déroulera ce match mais ce que je sais c’est que tous ceux qui seront sur le terrain se donneront à fond. » Harry Plummer, l’ouvreur clermontois, sait la qualité de l’équipe irlandaise et comme ses coéquipiers, il voit une « opportunité de faire mieux que l’an dernier, de garder le cap et de bien débuter cette compétition ». L’environnement et l’histoire du club pèsent sur cette entrée en matière européenne. « Le rugby est comme une religion, ici à Clermont » poursuit Harry « nous nous devons de travailler aussi dur que possible pour retrouver un rugby efficace. Je ne pense pas que nous ayons fait un aussi mauvais match face à Bordeaux, mais nous l’avons perdu. Nous devons inverser cela et nous convaincre que nous sommes une bonne équipe, nous devons garder confiance en ce que nous faisons. Nous sommes focalisés sur ce match avec l’envie de le gagner. »

Christophe Urios n’a, de son côté, pas vraiment fait de mystère sur ses intentions quant à la composition d’équipe qu’il alignera samedi en ouverture de la compétition alors que certains bruits commençaient à laisser de côté la compétition européenne. « On alignera la meilleure équipe, avec l’envie de lancer cette saison une bonne fois pour toutes. » Conscient que son équipe n’est pas encore au niveau auquel il l’attend, le coach auvergnat fait le constat « qu’il y a toujours un grain de sable qui fait que ça déraille ». Ainsi, il attend plus « d’efficacité et de précision » face à une équipe qui joue un rugby chirurgical « avec beaucoup d’expérience et un vécu énorme. Le Leinster est une horloge, ce sera un gros match. » Devant une cinquante de supporters, les Auvergnats ont répété leurs gammes et préparé leur entrée européenne face à l’une des meilleures équipes de la compétition qui a atteint la finale à 4 reprises lors des 5 dernières éditions. C’est dire, l’intensité qui sera sur le terrain samedi à 16h15 sur la pelouse du Michelin entre une équipe qui aura à cœur d’en finir avec la frustration et une autre qui voudra soulever, à nouveau,  la Coupe, 9 ans (et 5 finales) après leur dernier titre en 2018 face au Racing 92 à Bilbao.