La salle de combat et une bonne partie de celle de musculation ne sont plus qu’un tas de cendres. L’incendie maîtrisé dans la nuit de samedi à dimanche par les pompiers de la ville de Clermont-Ferrand a laissé derrière lui de terribles dégâts dont les premières expertises sont assez pessimistes quant à un retour dans un délais court au CEP, envisagé hier matin lors d’une première réunion de crise. Le club pourrait ainsi revoir ses plans se projetant sur le moyen terme. De nouvelles solutions vont être envisagées…

 

Il ne reste plus rien ou pas grand-chose de la salle d’entrainement des Jaune et Bleu après l’incendie qui a ravagé les lieux, le week-end dernier. Deux jours plus tard, le constat est terrible. Il ne reste rien du Dojo, le plafond de la salle de musculation s’est effondré et de la suie s’est déposée dans toutes les salles du centre d’entraînement. « Dimanche matin, nous avons constaté le très bon travail des pompiers de la ville de Clermont qui sont intervenus quelques minutes après le déclanchement de l’alarme et sont parvenus à contenir le feu dans une partie du CEP afin de protéger la structure » précise Benoit Vaz, le directeur général du club. La procédure consiste désormais à analyser les dégâts avant de pouvoir se projeter sur un éventuel retour dans le lieu d’entrainement des joueurs montferrandais. Et les premières expertises effectuées hier n’incitent pas à l’optimisme. « Les dégâts causés par la suie sont généralisés dans tout le bâtiment dans des proportions très impressionnantes » poursuit le directeur général. La suie qui a un pouvoir corrosif important s’est ainsi déposée en grande quantité dans toutes les parties du centre d’entrainement infectant l’ensemble des réseaux électriques, des réseaux de ventilation, de climatisation, les faux plafonds, les isolants, la laine de roche… « Nous avions rapidement tiré un trait sur tout le matériel électrique et électronique contenu dans le bâtiment comme l’ensemble des appareillages médicaux ou tout l’équipement sportif mais nous pensions dans un premier temps que le retour pouvait être envisagé dans un délai court de 4 à 6 semaines… » déplore Benoit Vaz. Les dernières expertises pourraient pousser au moyen terme comme l’explique le directeur général. « Dans la mesure où l’ensemble du bâtiment est impacté. Que tous les réseaux (électriques, climatisation, isolation…) vont probablement être traités/ réparés ou remplacés… le délai que nous nous étions fixés dans l’urgence sera difficilement tenable ».

 

Ainsi la situation « temporaire » mis en place en alternant les deux sites du Michelin (pour la partie rugby) et la partie « Gravanches » (pour la musculation, les réunions et la restauration) pourrait ne pas être tenable dans le délai nécessaire au retour au CEP. « D’autres solutions sont d’ores et déjà à l’étude, in situ, afin de retrouver sur la fin de saison d’autres opportunités qui sont en adéquation avec nos contraintes et le niveau d’exigence que demande le sportif. » Des décisions devraient ainsi être prises dans les prochains jours.